décoration intérieure

Sanctuaire du Saint-Sacrement, 1916
Photo: Archives des Pères du Saint-Sacrement

La décoration intérieure du Sanctuaire du Saint-Sacrement rappelle la vocation d’origine du lieu et soutient son utilisation actuelle. Dans l’emploi d’arts variés et dans l’appel à la complémentarité de plusieurs artistes, la peinture, la sculpture, le verre, la pierre, le bois, les métaux et la lumière s’expriment en convergence vers l’adoration du Saint-Sacrement. Ainsi, l’ensemble de la décoration s’articule selon une recherche de mise en valeur de la présence de Dieu qui s’offre dans l’eucharistie. L’essentiel ne figure pas dans le détail d’une œuvre, mais davantage dans l’unité de la thématique exprimée.
En juin 1915, Georges Delfosse (1869-1939) décore la haute nef et le chœur du sanctuaire.
En 1937, Narcisse Poirier (1883-1984) peint seize médaillons sous les deux niveaux de tribune ainsi que seize éléments décoratifs sur le haut des murs de la nef centrale.
L’ensemble du sanctuaire est unifié par le travail de décoration de Toussaint-Xénophon Renaud (1860-1946) qui, en 1906, 1910, 1915 puis en 1937 marque les contours, agrémente de motifs floraux et créé des zones d’ombre. À la suite de l’incendie de 1982, son travail est reproduit aux pochoirs.

  • Choeur du Sanctuaire
  • Mobilier liturgique
La voûte de l’abside du Sanctuaire du Saint-Sacrement est ornée de douze peintures de saints. Peintes sur fond doré et encadrées de frises de bois, elles sont réalisées en 1915 par Georges Delfosse. Le choix des figures qu’on trouve dans le chœur du sanctuaire est réalisé selon un désir de présenter des hommes et des femmes pour qui l’eucharistie a été au cœur de leur vie. Ainsi, chacun à leur façon, viennent dire quelque chose de l’Amour de Dieu pour l’Humanité.

saints du choeur

Vous trouverez une description de chacun des saints figurant sur l’image ci-haut (sens de lecture de gauche à droite).

Saint Jean-Marie Vianney
Saint Jean-Marie Vianney Dit « le curé d’Ars » (1786-1859), fêté en Église le 4 août

JeanVianneySaint Jean-Marie Vianney naît à Dardilly, en France, dans une famille de simples cultivateurs profondément chrétiens, trois ans avant la Révolution française, le 8 mai 1786. Bien qu’il mène la vie ordinaire des gens de son milieu – il travaille aux champs et mène paître les troupeaux – Jean-Marie Vianney se distingue par son sens de la charité envers les pauvres et son goût de la prière.

En 1806 le curé d’Écully, M. Balley, ouvre un petit séminaire où Jean-Marie est envoyé. C’est un élève d’intelligence médiocre, mais surtout, comme il commence à étudier très tard, il éprouve de grandes difficultés, et ses connaissances sont très limitées. L’étude du latin est pour lui un supplice. Ses maîtres cependant, voyant sa ferveur, ne doutent pas de sa vocation.

Il ne comprend rien à la philosophie qui s’enseigne en latin, mais son évêque qui connaît sa foi, l’ordonne prêtre. Jean-Marie Vianney a alors 30 ans. Il est envoyé à Écully comme vicaire de M. Balley, puis après la mort de celui-ci comme curé à Ars, qui n’est alors qu’un petit village. En apercevant le clocher de sa paroisse, il se met à genoux pour prier Dieu et lui recommander son ministère. Laissez vingt ans une paroisse sans prêtre, on y adorera les bêtes, constate-t-il.

Saint Alphonse de Ligori

Saint Alphonse de Liguori, docteur de l’Église (1696-1787), fêté en Église le 2 août

AlphonseLiguoriSaint Alphonse de Liguori naquit le 27 septembre 1696, près de Naples en Italie. Après de fort brillantes études, docteur en droit civil et canonique à seize ans, il embrassa la carrière d’avocat dans laquelle il excella pendant une dizaine d’années. Un jour il échoua dans un plaidoyer superbe où il avait déployé tous ses talents. «O monde! s’écria-t-il, désormais je te connais; tu ne m’auras plus»

Peu après, il entendit une voix lui dire: «Laisse le monde de côté, livre-toi à Moi tout entier…» Aussitôt il répondit, fondant en larmes: «O Dieu! Me voici, faites de moi ce qu’il Vous plaira.» Alphonse va ensuite déposer à l’église de la Sainte Vierge son épée de gentilhomme, embrasse la vie religieuse, fait des études de théologie, et au bout de trois ans devint prêtre. Assez rapidement, il se mêle au peuple des campagnes et s’éprend d’un amour spécial pour lui. C’est alors que l’idée lui vint de fonder la Congrégation des Rédemptoristes pour exercer un apostolat dans les campagnes.

Traité d’insensé par son père, ses proches et ses amis, persécuté et abandonné bientôt par plusieurs de ses premiers collaborateurs, délaissé et méprisé par son directeur lui-même, Alphonse endura toutes les souffrances morales qui peuvent tomber sur un homme: rien ne put l’abattre ni le décourager. Il puisait sa force dans le cœur à cœur avec Jésus présent dans l’hostie.

Il disait : «Sûrement, la dévotion à la présence réelle est de toutes, après la réception des sacrements, la plus parfaite, la plus chère à Dieu et la plus utile aux âmes. Nulle hésitation, âme pieuse : embrassez-la vous aussi ! Vous arrachant au commerce des hommes, passez désormais chaque jour, dans une église, un peu de votre temps, une demi-heure au moins ou un quart d’heure, à converser avec Jésus-Christ.»

Et encore : «Les instants que vous emploierez à vous entretenir avec Jésus-Hostie seront, croyez-le, les plus précieux de votre vie, les plus consolants à l’heure de votre mort et les plus féconds à l’heure de votre éternité. Peut-être gagnerez-vous plus en un quart d’heure d’oraison devant le Saint Sacrement que dans tous les autres exercices de piété de la journée. Dieu, sans doute nous exauce en quelque lieu qu’on supplie car il l’a promis : Demandez et vous recevrez mais c’est au tabernacle et en faveur de qui le visite que Jésus dispenses ses grâces avec le plus de libéralité.»

Il écrivit 111 ouvrages de spiritualité et de théologie. Les 21500 éditions de ses ouvrages ainsi que leur traduction en 72 langues démontrent bien qu’il fut l’un des auteurs les plus lus. Parmi ses ouvrages les plus connus, citons: Les Visites au Très Saint Sacrement et Les gloires de Marie. La prière, l’amour, sa relation au Christ et son expérience personnelle des besoins pastoraux des fidèles ont fait d’Alphonse un des grands maîtres de la vie intérieure.

Saint Alphonse de Liguori eut plusieurs visions de la Vierge Marie ; une fois, pendant un sermon sur les gloires de Marie, il fut ravi, et environné d’une éblouissante lumière.

Alphonse fut consacré évêque de Sainte-Agathe-des-Goths en 1762. Il était âgé de 66 ans. Il voulut refuser cette charge; il se pensait trop vieux et trop malade pour prendre bien soin d’un diocèse. On lui permit de se retirer en 1775. Il alla vivre alors à la communauté rédemptoriste de Pagani où il mourut le 1er août 1787 à l’âge de quatre-vingt-onze ans.

Il fut canonisé en 1831, proclamé Docteur de l’Église en 1871 et Patron des confesseurs et moralistes en 1950.

Saint Pascal Baylon

Saint Pascal Baylon,  franciscain (1540-1592), fêté en Église le 17 mai

PascalBaylonPascal Baylon naquit en Espagne un jour de Pâques, le 17 mai 1540, d’humbles cultivateurs profondément chrétiens. Dès ses premières années, sa mère qui le menait fréquemment à l’église, lui apprit à adorer Jésus présent dans l’Eucharistie. Un jour qu’il était disparu de la maison, ses parents le retrouvèrent à l’église, le plus proche possible du tabernacle. Cette ardente dévotion à l’Eucharistie devait constituer le trait distinctif de sa foi.

Dès qu’il fut en âge de pouvoir rendre service, son père le plaça comme berger chez un riche propriétaire. Tout en gardant les moutons, il se plongeait avec délices dans la prière silencieuse qui lui donnait le désir de se consacrer à Dieu. Le petit Pascal se plaisait surtout à réciter le Notre Père.

Quoique pauvre, il trouvait le moyen de faire l’aumône en donnant une partie de sa nourriture à ceux qui en avaient besoin. Le maître chez qui ses parents l’avaient placé voulait le faire héritier de tous ses biens, mais Pascal refusa ; il ne voulait pas que les biens de la terre ne le détournent des biens du ciel.

À cause de son manque d’instruction, Pascal Baylon ne fut pas accepté dans la vie religieuse. Devant ce refus, il trouva le moyen de se faire berger près du couvent pour participer aux offices, au moins de loin, quand sonnait la cloche. Finalement, à 20 ans, il put entrer comme frère convers chez les Franciscains et il y remplit la tâche de portier. Il rayonnait par son amabilité et sa douceur envers tous ceux qui se présentaient à la porte du couvent.

Beaucoup de gens venaient à la porterie du monastère pour lui demander conseil. Les prédicateurs qui le rencontraient disaient que sa théologie était celle du cœur et non pas celle d’un intellectuel. Frère Pascal puisait sa force dans l’Eucharistie.

Au cours d’une mission en France, déchirée par les guerres de religion, Pascal Baylon fut maltraité à plusieurs reprises par des Huguenots qui ne croyaient pas en la présence réelle de Jésus dans le Saint Sacrement.

Pascal est célèbre par sa dévotion à la Sainte Eucharistie. Il passait de longues heures en adoration silencieuse devant le Tabernacle. Quand il ne pouvait être de corps devant le Très Saint-Sacrement, il s’y rendait ordinairement en esprit.

Après une courte maladie, Pascal Baylon s’endormit dans le Seigneur un dimanche de Pentecôte, le 17 mai 1592. Pendant la Messe de ses funérailles, on vit ses yeux s’ouvrir deux fois, à l’élévation de l’hostie et du calice et après sa mort, les miracles se multiplièrent sur sa tombe. En 1897, Léon XIII l’a déclaré Patron des Congrès eucharistiques.

Ce qu’il y eut d’admirable, Seigneur, en votre serviteur saint Pascal Baylon, c’est qu’il eut pour votre Corps et votre Sang un respect, un amour, une faim et une soif incomparables. Puissions-nous, Seigneur, désirer comme lui votre Eucharistie, et nous en retirer comblés et ivres de joie. Nous vous le demandons par Jésus-Christ, votre fils unique, notre Seigneur et notre Dieu, qui vit et règne avec vous, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.                                                                                     Amen.

Saint Thomas d'Aquin

Saint Thomas d’Aquin, docteur de l’Église (1226-1274), fêté en Église le 28 janvier

thomasdaquinNé dans une noble famille napolitaine en 1226, année qui vit descendre au tombeau saint François d’Assise, et saint Louis monter sur le trône de France, Thomas d’Aquin est élevé à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin. À 19 ans, il choisit cependant, d’entrer chez les Frères Prêcheurs. Ce n’est guère du goût de sa famille, qui voulait en faire l’abbé du Mont-Cassin; elle s’arrange pour le fait enlever et enfermer. L’ordre dominicain est un ordre mendiant, fondé quelques années plus tôt, et il n’avait pas bonne presse dans l’aristocratie.

Au bout d’un an, Thomas peut enfin suivre sa vocation. On l’envoie à Paris pour y suivre les cours de la bouillonnante Université. Il a comme professeur saint Albert le Grand. Pour ce dernier, il faut faire confiance à la raison et à l’intelligence de l’homme pour chercher Dieu. Le philosophe le plus approprié à cette recherche est Aristote. Saint Thomas retient la leçon. Devenu professeur, il s’attelle à un gigantesque travail pour la mettre en œuvre. Connaissant très bien Aristote et ses commentateurs, mais aussi la Bible et la tradition patristique chrétienne, il élabore une pensée originale, qu’il expose dans de multiples ouvrages, dont le plus connu est la Somme Théologique. Il écrit également des hymnes admirables pour la fête du Très Saint-Sacrement. Comme professeur, il doit aussi soutenir de véhémentes controverses avec des intellectuels chevronnés. Il voyage aussi à la demande des Papes. Mais c’est l’étude qui a toute sa faveur.

Il entendit un jour Jésus-Christ lui adresser, du fond du Tabernacle, cette parole célèbre: Tu as bien écrit de Moi, Thomas. Quelle récompense désires-tu recevoir ? Et le Saint, pénétré d’amour, s’écria: Point d’autre que Vous, Seigneur !

À partir de cette date du 6 décembre 1273, il cesse d’écrire, peut-être parce qu’il tient désormais ses œuvres pour vaines. Sa santé décline et, aphasique, il meurt le 7 mars 1274, au monastère cistercien de Fossa Nova, en se rendant au concile de Lyon convoqué par le pape Grégoire X.

En 1369, a lieu la translation de sa dépouille mortelle à Toulouse, aux Jacobins, où il repose toujours aujourd’hui.

Saint Norbert de Xanten

Saint Norbert de Xanten,  archevêque, Fondateur de l’Ordre des Prémontrés (1080-1134), fêté en Église le 6 juin

NorbertdeXantenNorbert de Xanten est né en 1080 d’une famille noble de Cologne. Jeune, il fut confié aux soins d’un chanoine de la collégiale de Xanten, en Rhénanie (Allemagne), pour le préparer au sacerdoce. Chapelain de la collégiale de Xanten, il fait partie de la Chapelle impériale d’Henri V, tout en menant une vie mondaine.

A 35 ans, en 1115, la route de Wreten en Westphalie fut pour lui un chemin de Damas : une vision l’amène à se convertir. Norbert entendit une voix céleste lui dire: « Pourquoi me fuis-tu? Je te destinais à édifier mon Église, et tu scandalises mon peuple. » En même temps, la foudre éclate et le renverse par terre, où il demeure évanoui pendant une heure entière. Quand il eut recouvré ses sens, il dit à Dieu: « Seigneur, que me demandez-vous ? » Et la réponse à sa question lui fit comprendre qu’il devait quitter le monde et vivre dans la pénitence. Il échange ses riches vêtements contre la bure du moine, délaisse ses biens et se consacre au service de l’Eglise dans un esprit de pauvreté et choisit une existence itinérante de prédicateur à travers toute l’Europe. Il incite les clercs à mener la vie commune, propre à leur état. En 1118, il va voir le pape, Gélase II, qui l’invite à continuer de prêcher.

Il rencontre à Valenciennes Hugues de Fosses, chapelain de l’évêque de Cambrai, qui l’accompagne ensuite dans tous ses voyages. Encouragé par l’évêque de Laon Barthélemy de Jur, il tente d’abord en vain de réformer les chanoines de l’abbaye Saint-Martin de Laon puis fonde, en 1120, une abbaye au lieu-dit Prémontré (site éponyme de l’ordre des Prémontrés). Cette abbaye rassemble une communauté de chanoines réguliers alliant la pratique de leur sacerdoce séculier avec la vie régulière des moines. Saint Augustin lui ayant apparu, une Règle d’or à la main, il comprend qu’il doit adopter pour son ordre la règle de ce grand docteur. Il sera lui-même la règle vivante de ses frères.

Le 16 février 1126, il reçoit du pape Honorius II la bulle de confirmation Apostolicæ disciplinæ, qui approuve le choix de la règle de saint Augustin et confirme les possessions de Prémontré et des autres fondations de l’ordre. La même année, il est nommé archevêque de Magdebourg, en Saxe (Allemagne). Tenu par ses nouvelles fonctions à quitter Prémontré, il désigne Hugues de Fosses pour le remplacer.

On le voit désormais se battre aux côtés de saint Bernard de Clairvaux pour assurer le bon droit d’Innocent II contre l’antipape Anaclet. Il réforme le clergé de Magdebourg, suscitant le mécontentement parmi ses subordonnés qui vont jusqu’à tenter de l’assassiner. Il accompagne l’empereur Lothaire II à Rome en qualité d’archichancelier du Saint Empire.

Il meurt à Magdebourg le 6 juin 1134.

Saint Jean Eudes

Saint Jean Eudes, fondateur des Eudistes (1601-1680), fêté en Église le 19 août

JeanEudesContemporain de saint Vincent de Paul, Jean Eudes naît le 14 novembre 1601 dans le petit village normand de Ri, en France. Il est l´aîné de six enfants. Son père Isaac, possède une science religieuse au-dessus de la moyenne, aussi en fit-il largement bénéficier ses enfants.
En 1615, à quatorze ans, Jean fait le vœu de chasteté. Au collège de Caen, sa dévotion envers Marie le pousse à se passer naïvement un anneau de fiançailles au doigt. Après ses études secondaires et théologiques, il entre en 1623 dans la toute récente Congrégation de l’Oratoire (Oratorien) à Paris, où il est accueilli par son fondateur, le cardinal Pierre de Bérulle.
Ordonné prêtre le 24 décembre 1625, il inaugure son ministère en se dévouant au soulagement des populations de Normandie alors décimées par la peste. Mais son œuvre principale est l´œuvre des missions. Au sortir des guerres religieuses, en France, l´ignorance de la religion et le relâchement des mœurs étaient extrêmes. Le peuple, écrit-il, « avait remplacé la foi par la sorcellerie et la superstition »; les puissants « donnaient l’exemple de tous les vices »; les prêtres étaient « ignorants et souvent corrompus, abandonnant leur troupeau dès qu’apparaissaient la peste ou une épidémie ». Pour y remédier, s’appuyant sur ses dons évidents pour la prédication, il organise des « missions paroissiales », en Bretagne, en Normandie, en Bourgogne et jusqu’à la cour du roi Louis XIV, pour une annonce systématique de l’Évangile. Près de cent quinze missions entre 1632 et 1675.

Mais saint Jean Eudes constate le peu de suites que de tels efforts peuvent connaître en l’absence d’un clergé formé et instruit. C’est l’époque où, en conformité avec les directives du concile de Trente, l’Église commence à créer des séminaires. Dans le but de travailler au relèvement du Clergé, « le plus grand ennemi de l´Église » selon lui, il quitte l’Oratoire qui n’avait pas vocation à encadrer des séminaires, et il en fonde un à Caen, en 1643.
Il crée ensuite une société de prêtres voués tant à la formation des séminaristes et du clergé qu’aux prédications populaires dans les paroisses de campagne : la Société des prêtres de Jésus et de Marie, dite des Eudistes. Il institue des séminaires en Bretagne et en Normandie.
Ayant renoncé à la charge de premier supérieur général de sa congrégation, il s’éteint à Caen en 1680, à l’âge de soixante-dix neuf ans.

Saint Jean Eudes a été un initiateur du culte liturgique des Saints Cœurs de Jésus et Marie ; il en parle fréquemment dans ses missions et quarante ans avant les apparitions de Paray-le-Monial, il fait célébrer par ses prêtres l´Office solennel des très saints Cœurs de Jésus et de Marie. Aussi Léon XIII a appelé le Père Eudes « Auteur du culte liturgique des Saints Cœurs de Jésus et de Marie »; et Pie X, en le béatifiant, a dit qu´il devait être regardé comme « Père, Docteur et Apôtre » de cette dévotion.
Saint Jean Eudes est aussi un des grands maîtres de l’école française de spiritualité au XVIIe siècle : on lui doit un ensemble d’ouvrages dont plusieurs continuent à être édités.
Au XVIIIe siècle, les Eudistes combattent le jansénisme. L’ordre est supprimé lors de la Révolution française, mais est reconstitué en 1826. Aujourd’hui, leur maison généralice est à Rome. Les Eudistes sont présents en Amérique du Nord (collège Jean-Eudes à Montréal), centrale et du Sud ainsi qu’en Afrique.

Pour prier avec saint Jean Eudes devant le Saint Sacrement :
Ô Seigneur, tu ne te contentes pas d’être demeuré et d’avoir conversé avec nous durant le temps de ta vie mortelle, mais tu as trouvé une invention admirable pour être toujours avec nous et pour te donner à nous, avec tous les trésors et merveilles qui sont en toi, et ce par le moyen de ton Eucharistie, qui est l’abrégé de tes merveilles et le plus grand effet de ton amour vers nous.
Comme tu prends tes délices d’être avec moi, fais que je mette aussi tout mon contentement à converser avec toi, à penser à toi, et à t’aimer et glorifier.

saintes du choeur

Sainte Rose de Lima

Sainte Rose de Lima, vierge (1586-1617), fêtée en Église le 23 août

RosedeLimaRose de Flores naquit à Lima, au Pérou, le 20 avril 1586. Elle était la dixième enfant d’une pauvre famille espagnole. À 4 ans et demi, elle reçoit la grâce de savoir lire sans avoir appris, l’ayant simplement demandé dans la prière. A 5 ans, elle se consacre à Dieu. Très tôt, elle manifeste pour le Christ un amour si violent qu’elle multiplie les austérités.

Mais Rose savait que la vraie sainteté consistait avant tout à accomplir ses devoirs d´état. Une source de difficultés lui vint de concilier l’obéissance à ses parents avec la fidélité aux appels intérieurs dont le Ciel la favorisait. Elle s´ingénia à trouver le moyen d´obéir à la fois à Dieu et à sa mère. À l´exemple de sainte Catherine de Sienne, qui était devenue son modèle, Rose se voua à une vie de pénitence tout en se soumettant totalement à ses directeurs spirituels.

A 20 ans, elle prend l’habit des tertiaires dominicaines. Les onze années qui lui restent à vivre, elle les passera, à demi-recluse, dans un minuscule ermitage au fond du jardin de ses parents, dans la prière et la pénitence. Elle reçoit des grâces mystiques étonnantes.

Rose attirait l´attention du public : son aspect austère et marqué par la pénitence la faisait vénérer comme une Sainte. Désolée, elle eut recours à Dieu, afin que ses jeûnes n´altèrent pas les traits de son visage. Chose admirable! Elle reprit son embonpoint et ses vives couleurs; ses yeux se ranimèrent. Aussi arriva-t-il qu´après avoir jeûné tout un Carême au pain et à l´eau, elle rencontra des jeunes gens qui se moquèrent d´elle en disant: « Voyez cette religieuse si célèbre par sa pénitence! Elle revient sans doute d´un festin. C´est édifiant, vraiment, en ce saint temps! » Rose en remercia Dieu.

Dans le même temps, elle se dévoue au service des indiens, des enfants abandonnés et des vieillards infirmes. Ses visions éveillent les soupçons de l’Inquisition. Elle devra subir des examens et la sûreté doctrinale de ses réponses impressionnera ses interrogateurs.

Rose mourut le 24 août 1617, à l´âge de trente et un ans. Première sainte du Nouveau Monde, elle fut canonisée en 1671 par Clément X.

Sainte Claire d'Assise

Sainte Claire d’Assise, vierge (1193-1258), fêtée en Église le  12 août

ClairedAssise

Sainte Claire naquit à Assise, en Italie. Dès son enfance, on put admirer en elle un vif attrait pour la retraite, l’oraison, le mépris du monde, l’amour des pauvres et de la souffrance; sous ses habits précieux, elle portait un cilice.

A l’âge de seize ans, fortement émue de la vie si sainte de François d’Assise, elle va lui confier son désir de se donner toute à Dieu. Le Saint la pénètre des flammes du divin amour, accepte de diriger sa vie, mais il exige des actes: Claire devra, revêtue d’un sac, parcourir la ville en mendiant son pain de porte en porte. Elle accomplit de grand coeur cet acte humiliant, et, peu de jours après, quitte les livrées du siècle, reçoit de François une rude tunique avec une corde pour lui ceindre les reins, et un voile grossier sur sa tête dépouillée de ses beaux cheveux.

Elle triomphe de la résistance de sa famille. Quelques jours après, sa soeur Agnès la supplie de l’agréer en sa compagnie, ce que Claire accepte avec joie, en rendant grâce au Ciel. « Morte ou vive, qu’on me ramène Agnès! » s’écria le père, furieux à cette nouvelle; mais Dieu fut le plus fort, et Agnès meurtrie, épuisée, put demeurer avec sa soeur. Leur mère, après la mort de son mari, et une de leurs soeurs, vinrent les rejoindre.

La communauté fut bientôt nombreuse et florissante; on y vit pratiquer, sous la direction de sainte Claire, devenue, quoique jeune, une parfaite maîtresse de vie spirituelle, une pauvreté admirable, un détachement absolu, une obéissance sublime: l’amour de Dieu était l’âme de toutes ses vertus.

Claire dépassait toutes ses soeurs par sa mortification; sa tunique était la plus rude, son cilice le plus terrible à la chair; des herbes sèches assaisonnées de cendre formaient sa nourriture; pendant le Carême, elle ne prenait que du pain et de l’eau, trois fois la semaine seulement. Longtemps elle coucha sur la terre nue, ayant un morceau de bois pour oreiller.

Claire, supérieure, se regardait comme la dernière du couvent, éveillait ses soeurs, sonnait matines, allumait les lampes, balayait le monastère. Elle voulait qu’on vécût dans le couvent au jour le jour, sans fonds de terre, sans pensions et dans une clôture perpétuelle.

Claire est célèbre par l’expulsion des Sarrasins, qui, après avoir pillé la ville, voulaient piller le couvent. Elle pria Dieu, et une voix du Ciel cria: « Je vous ai gardées et Je vous garderai toujours. » Claire, malade, se fit transporter à la porte du monastère, et, le ciboire en main, mit en fuite les ennemis. Sa mort arriva le 12 août 1253.

Bienheureuse Ève de Liège

Bienheureuse Ève de Liège, recluse cistercienne (†1266), fêtée en Église le 14 mars

EvedeLiegeLa bienheureuse Ève de Liège était recluse près de la collégiale Saint-Martin de Liège, en Belgique, sous la règle cistercienne. Elle continua l’œuvre de sainte Julienne de Mont-Cornillon pour qu’une fête soit célébrée dans l’Église en honneur du Saint Sacrement. Pour ce faire, elle fut en étroite relation avec Jacques de Troyes, archidiacre de Liège, qui deviendra bientôt pape sous le nom d’Urbain IV. Celui-ci instituera la Fête Dieu (aujourd’hui appelée Fête du Corps et du Sang du Christ) pour l’Église universelle, par la bulle «Transiturus de hoc mundo», en 1264.

Eve de Liège mourut vers 1266.

 

 

 

Sainte Marguerite-Marie Alacoque

Sainte Marguerite-Marie Alacoque, visitandine (1648-1690), fêtée en Église le 17 octobre

margueritemarieNée le 22 juillet 1647, Marguerite est la cinquième enfant de Claude Alacoque et Philiberte Lamyn, qui jouissaient d’une bonne position sociale. Dès sa première enfance, Marguerite fit preuve d’une dévotion particulière envers le Saint-Sacrement et elle préférait le silence et la prière aux jeux des enfants. À 5 ans, lors d’un séjour chez sa marraine, dont la fille était religieuse, elle entendit parler des vœux religieux, et fit, à l’insu de tous, sa première consécration à la messe ou elle prononçait ces mots : « Ô mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais vœu de perpétuelle chasteté ». Après sa première communion, à l’âge de 9 ans, elle pratique en secret des mortifications sévères de son corps, avant que la paralysie ne la cloue au lit pendant quatre ans.

À la fin de cette période, ayant fait le vœu à la Vierge de se consacrer à la vie religieuse, elle se serait retrouvée guérie sur-le-champ. Par reconnaissance, elle ajouta, le jour de sa confirmation, le nom de Marie à son nom de baptême. Devenue orpheline de père, elle fut recueillie avec sa mère chez des parents qui les tourmentaient, leur ôtant tout contrôle de leurs biens et de leurs actes. Marguerite trouva alors son réconfort dans la prière, et c’est alors qu’elle aurait eu ses premières visions de Jésus Christ. Il lui apparaissait d’habitude sur la croix et elle ne s’en étonnait pas, pensant que d’autres recevaient aussi ces visons.

Quand elle eut 17 ans, sa famille put récupérer son bien et sa mère lui confia son désir de l’établir dans le monde. Elle commença à participer aux activités mondaines. Une nuit alors qu’elle était revenue d’un bal, elle aurait eu une vision du Christ pendant une flagellation : il lui reprochait son infidélité alors qu’elle avait reçu tant de preuves d’amour.

Elle visita plusieurs couvents, et en arrivant à celui de la Visitation de Paray-le-Monial, une voix intérieure lui aurait dit : « C’est ici que je te veux ». Elle entra au monastère en 1671, à 24 ans, et prononça ses vœux perpétuels en novembre 1672.

La plus célèbre de ces apparitions est celle de juin 1675. Jésus lui aurait alors montré son cœur en disant : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, […] jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour, et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes… ». Une autre fois, il lui aurait dit : « Mon divin Cœur est […] passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier ». Dès lors, Marie a été investie de la mission d’établir une dévotion particulière envers son Sacré-Cœur.

Ces manifestations lui valurent d’être mal vue par le reste de la communauté, qui la traitait de visionnaire. Cependant son obéissance, son humilité et sa charité envers ceux qui la persécutaient finirent enfin par l’emporter et sa mission vint à être reconnue par ceux-là même qui s’étaient opposés à elle. Avec l’aide du Père jésuite Claude de La Colombière, Marguerite-Marie fera connaître le message que Jésus lui a adressé. C’est le début du culte du Sacré-Cœur.

Le 17 octobre 1690 Marguerite-Marie meurt, âgée de 43 ans.
Sa canonisation a eu lieu le 13 mai 1920 par le pape Benoît XV.

Sainte Julienne du Mont-Cornillon

Sainte Julienne de Mont-Cornillon, vierge (1193-1258), fêtée en Église le 5 avril

JulienneCornillonLa fête du Saint-Sacrement, devenue si populaire sous le nom de «Fête-Dieu», a été instituée au XIIIe siècle, grâce à l’intervention d’une humble religieuse belge nommée Julienne.

Née en 1193, au village de Retinne, près de Liège en Belgique. Elle devint orpheline à cinq ans. Avec sa sœur Agnès elles furent alors confiées aux Augustines de Mont-Cornillon pour leur éducation. À l’âge de 14 ans, Julienne demanda à entrer dans la communauté des Sœurs.

Lorsque des visiteurs venaient au couvent pour lui demander quelque entretien spirituel, elle répondait en toute humilité : « Je suis la servante de la cuisine, que voulez-vous apprendre de moi? Je sais traire les vaches, donner à manger aux poussins de la basse-cour, et autres choses semblables. Pour ce qui est de parler de Dieu, vous le ferez mieux que moi, car vous êtes instruit; et je vous écouterai volontiers. »

Dès sa plus tendre enfance, Julienne avait eu une admirable dévotion envers le sacrement de l’Eucharistie; Dieu la préparait, à son insu, à la mission qu’Il devait lui confier. Un jour de l’année 1208, comme Julienne se mettait en oraison, elle aperçut un astre semblable à la lune dans son plein, mais avec une échancrure. La même vision continua à se présenter à ses regards tous les jours. Craignant d’être victime d’une illusion diabolique, elle supplia le divin Maître de l’éclairer.

Notre-Seigneur lui révéla deux ans plus tard: « La lune représente l’Église, et l’échancrure signifie le manque d’une solennité dont Je désire l’institution. Pour réveiller la foi des populations et pour le bien spirituel de Mes élus, Je veux qu’une fête spéciale soit établie en l’honneur du sacrement de Mon Corps et de Mon Sang. Cette fête aura une solennité que ne peut avoir le Jeudi-Saint, déjà occupé par la mémoire de Ma Passion. C’est toi que Je charge de t’occuper la première de cette fête et de faire connaître la nécessité de l’établir. C’est toi qui commenceras, et des personnes humbles continueront. »

Persuadée d’accomplir la Volonté de Dieu, Julienne, après plusieurs années d’hésitations, alla faire connaître aux autorités religieuses la mission qu’elle avait reçue. Dès 1246, l’évêque de Liège, Robert de Torote, publia un mandement instituant la Fête-Dieu pour son diocèse. Un ancien archidiacre de Liège, devenu pape sous le nom d’Urbain IV institua la fête pour l’Église universelle, en 1264.

Julienne n’eut pas la consolation d’assister à ce triomphe survenu six ans après sa mort. Élue Prieure de Mont-Cornillon, elle fut victime d’une odieuse cabale, chassée de son couvent et alla finir ses jours comme recluse, près de l’église de Fosses. Sainte Julienne y mourut le 5 avril 1258.

Sainte Julienne de Falconieri

Sainte Julienne de Falconiéri, vierge (1270-1341), fêtée en Église le 19 juin

juliennedefalconieriJulienne, vient au monde à Florence en Italie, en l’an 1270, de parents très avancés en âge et très pieux. Saint Alexis Falconiéri, de l’Ordre des Servites, dit à sa mère : Ce n’est pas une fille, c’est un Ange que Dieu vous a donné; Il la destine à de grandes choses.

Grande est la piété de la jeune Julienne. Sa mère, qui y trouve de l’excès, la gronde: Julienne, lui dit-elle, si tu n’apprends pas ce que doit savoir une maîtresse de maison, je ne pourrais pas te trouver un mari. – Ne craignez rien, ma mère, répond finalement Julienne; quand le temps sera venu, la Sainte Vierge y pourvoira. Le temps venu, Julienne refuse de se marier, et offre à Dieu sa virginité.

Elle demande à saint Philippe Beniti de la recevoir comme vierge consacrée. C’est ainsi qu’avec lui, elle fonde la branche féminine des Servites de Marie sous le nom de Mantellate. À trente-six ans, elle est élue supérieure générale. Elle insiste auprès de ses sœurs sur la dévotion au Très Saint Sacrement. Elle-même garde un jeûne absolu, le mercredi et le vendredi, ne prenant d’autre nourriture que la Sainte Eucharistie.

Sainte Julienne de Falconieri est appelée la Sainte de l’Eucharistie, à cause d’un fait qui s’est produit en sa faveur, au moment de sa mort. Étant gravement malade, Julienne est dans l’impossibilité de communier. Mais dans son désir de recevoir le Corps du Christ, elle demande qu’on dépose la sainte hostie sur son cœur. Ce réconfort est accordé au Moyen-âge aux malades qui ne peuvent pas communier en raison de leur maladie. Le prêtre dit alors une prière demandant à Dieu, qui a uni l’âme au corps, de sanctifier l’âme du malade par le corps du Christ. Le 19 juin 1341, ayant obtenu cette faveur, Julienne Falconieri rend paisiblement son dernier soupir en disant: Mon doux Jésus! La tradition nous rapporte que l’hostie ne fut pas retrouvée, comme si elle avait miraculeusement pénétré en elle.

Sainte Julienne de Falconieri est béatifiée le 8 juillet 1678, par le Pape Innocent XI, lui-même tertiaire de l’Ordre des Servites de Marie.

Litanies des saints du Sanctuaire du Saint-Sacrement

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2009-2013 : naissance d’un nouvel aménagement liturgique

En 2004, à l’arrivée des Fraternités Monastiques de Jérusalem au Sanctuaire du Saint-Sacrement, c’est un autel mobile en bois qui était utilisé : il avait été provisoirement placé devant l’ancien maître-autel, suite au Concile Vatican II. En 2009 est venu le temps de bâtir «dans le roc». Un aménagement liturgique durable est alors conçu : il répond à la fois aux normes liturgiques de Vatican II et aux besoins des célébrations monastiques. Notre frère architecte, Pierre-Benoît, a dessiné le mobilier. M. Michel Mainville assurait le suivi de chantier et les travaux de menuiserie. La marbrerie Ciot Fabrica a opéré sur la pierre. Robert Macdonnell, artiste montréalais, a conçu la croix, le porte-icone et la ménorah. Ceci pour la joie de célébrer la présence et la beauté du Seigneur.

Nova et Vetera : le réaménagement du chœur

«Nova et Vetera», c’est le concept qui a guidé ce réaménagement liturgique : le projet s’inscrit à la fois dans la continuité de la tradition et se propose comme une parole pour aujourd’hui. Le nouveau chœur dialogue avec le patrimoine par le choix des proportions et des teintes, tout en affirmant une note contemporaine par ses lignes et ses dispositions liturgiques.

Deux larges marches de pierre blanches ont été bâties en prolongement du maître-autel existant. Sur ce socle prennent place les mobiliers construits en Onyx, une pierre aux tons chaleureux et vivants. Cette belle matière rappelle que le véritable architecte, c’est notre Créateur.

autelL’autel
Au centre, l’autel attire naturellement le regard. L’autel est un roc. L’autel est un tombeau – et aux quatre angles, il s’ouvre sous la force vivifiante du Ressuscité. L’autel est une table eucharistique. C’est lorsque le Saint-Sacrement est sur lui exposé qu’il est le plus beau, rayonnant de lumière et de paix.

ambonL’ambon
Pour proclamer la Bonne Nouvelle, le lieu de la parole s’avance en direction de l’assemblée ; il s’élève verticalement pour porter le lectionnaire. Jailli des Écritures, le souffle de l’Esprit traverse l’ambon ; des effets de transparences témoignent des profondeurs du Verbe de Vie.

siège du célébrantLe siège de présidence
Le siège de présidence est construit dans la même ligne, associant pierre d’Onyx et chêne du Canada.
La triple présence du Christ dans la liturgie
Trois lieux qui signifient donc une triple présence du Christ dans l’action liturgique.
– À l’autel, il nourrit nos âmes et nos corps par son Eucharistie.
– À l’ambon, il enseigne nos cœurs et nos intelligences par sa Parole.
– Au siège du célébrant, il préside nos assemblées en ses prêtres agissant «in persona christi».

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERALa menorah
Reprenant une tradition datant des origines du christianisme et s’enracinant dans l’héritage juif de notre foi, les sept cierges de la menorah sont éclairés chaque soir durant les vêpres. C’est Robert Macdonnell qui a conçu ce chandelier, alliant là encore tradition et modernité.

sdssm_CROIX-2_egliseLa croix
La croix jaillie entre terre et ciel. Sur le rouge vermillon est déposé la gloire du Ressuscité. C’est ce Ressuscité qui guide nos vies vers la Jérusalem Céleste.